Contact no 13 - Janv. 2001 - Page 4

Mon Tour de France Aérien ...

Le Tour de France ! Mémorable. Alors, vous raconter en quelques lignes un périple de quinze jours risque de ne pas être chose facile.

Il y a tout d'abord eu les sélections qui se sont déroulées le week-end de la Pentecôte à Avranches, accompagnées, il est vrai, d'un temps exécrable et d'une piste envahie de pré salés ! Tous les participants sont déjà plongés dans l'ambiance "Tour de France" qui allie à merveille rigueur et convivialité. Une grande complicité naît très vite entre pilotes et commissaires.

Toutes les épreuves se déroulent et nous voilà à la fin du week-end ; fin annonçant les résultats : seulement huit sélectionnés sur les dix-sept concurrents. Moi, je suis neuvième et je dois attendre la fin des sélections de la région Sud pour savoir si je suis retenu pour ce Tour de France 2000. Très vite ma participation est confirmée et vient le temps de l'entraînement et de "quelques" révisons théoriques.

Le strict minimum empaqueté, les vérifications de dernière minute effectuées, l'avion paré, me voilà parti pour la base militaire d'Istres, en convoyage avec Cyrille, participante du Havre.

Chez Dassault, quelques surprises nous attendent : rencontre avec Claudie André-Deshayes, évolution du Mirage et du Rafale, visite des bancs d'essais...

Puis, le 19 juillet, le départ pour Chambéry est annoncé. Christian et Monique sont sur le tarmac pour me souhaiter bonne chance. Il fait chaud, du mistral est annoncé : tous les ingrédients sont réunis pour ne pas oublier ma première navigation en montagne

Tout se passe bien et chacun commence à prendre le rythme : briefing, préparation de la nav, gestion du carburant, débriefing, repos... Je fais la rencontre de mon parrain qui doit m'accompagner sur l'étape Briare- Reims. Malheureusement, nous restons bloqués à Briare pour cause de mauvais temps et on nous annonce que la dernière étape est annulée nous nous arrêtons à Cahors et non à Montpellier. On est tous plus ou moins sur les nerfs.

Heureusement, le 25 juillet, on repart malgré un changement de nav une heure avant le départ et le déroutement des derniers "envolés".