Contact no 11 - Janv. 2000 - Page 6

Mon tour de France aérien

Vous faire partager mon expérience de cet été est une merveilleuse occasion de me replonger dans mes souvenirs. Et quels souvenirs !

Tout à commencé par le Tour de l'Ouest. Les épreuves se déroulaient à Ancenis, du 21 au 24 mai, en plein dans mon calendrier de révisions pour la première année de fac sciences-éco... Mais j'étais bien trop passionnée par cette aventure pour ne pas la tenter.

La première journée s'est bien passée. Epreuve de navigation, pilotage de précision, estimation du temps, du carburant, bref, du concret qui ne m'a pas trop posé de problèmes.

L'épreuve théorique du 2ème jour m'a fait redescendre le moral de plusieurs pieds, disons franchement au ras des pâquerettes. Impression confirmée par les résultats, j'étais 2ème en navigation, et Sème au classement général, autrement dit première perdante puisque 7 concurrents seulement étaient sélectionnés pour les régions Normandie, Bretagne, Pays de Loire et Centre. Déconvenue pas très facile à digérer. J'avais rêvé

grandeur nature en y croyant de plus en plus et j'étais recalée à la plus mauvaise place, celle des regrets, des "si j'avais bossé un peu plus ma théorie" celle des "je ferai mieux la prochaine fois", mais c'est loin la prochaine fois.

Bon, on s'en remet et on dit que c'était bien sympa quand même. Et puis, la fac a repris le dessus avec les examens et on passe à autre chose, au boulot d'été qui devait durer deux mois, jusqu'au coup de théâtre du 30 juin. J'apprends ce jour là qu'un des 7 concurrents sélectionnés pour l'Ouest est disqualifié et que de 8ème, je deviens donc 7ème, ce qui veut dire que je vais participer au Tour de France 99 ! Le rêve revient au premier plan. Je m'installe sur un petit nuage rose et je compte les jours jusqu'au départ.

Coup de stress au dernier moment : le règlement du Tour exige que les avions aient une autonomie de carburant supérieure à celle du KN. Obligée en conséquence, de faire connaissance avec l'OD une semaine avant le départ. Entre nous deux, ce n'est pas le coup de foudre. J'ai le moral dans les pâquerettes, une fois de plus.