Alexandre Leboulanger équipe de France de voltige aérienne

Alexandre, Alençonnais voltigeur à 350 km/h

 

 

 

Alexandre Leboulanger vit entre Paris, où il travaille, et Alençon, où il est licencié au club d'aviation. La semaine dernière, il s'est posé sur l'aérodrome d'Alençon avec son avion de compétition, un Cap 232.

 

 

 

 

 

 

 

Alexandre Leboulanger, 33 ans, ingénieur à la direction générale de l'aviation civile, pilote de voltige de haut niveau.


La tête dans les nuages, les pieds solidement ancrés sur terre. C'est peut-être la façon la plus simple de décrire Alexandre Leboulanger. Cet Alençonnais pratique depuis huit ans la voltige aérienne, un sport mécanique qu'il décrit comme « du patinage artistique, mais avec un avion ».

Mais la discipline se rapproche aussi des sports mécaniques automobiles demandant une forte dose de concentration, type Formule 1. « Pour faire de la voltige, il faut une certaine dextérité, explique-t-il. En pilotage classique, on touche très peu aux commandes. En voltige, on les utilise tout le temps. C'est un peu la même différence qu'entre prendre sa voiture pour aller au supermarché et faire un rallye. »

En compétition, les vols durent quatre minutes, durant lesquels le pilote doit enchaîner une douzaine de figures : tonneaux, vrilles, loopings et combinaison des trois. « C'est très codifié, il faut respecter les règles fixées, faire les figures imposées. » Quatre minutes très éprouvantes durant lesquelles le pilote enchaîne les gestes brusques. Les tendinites ne sont pas rares.

Parmi les six meilleurs Français

La discipline compte peut-être un millier d'adeptes en France, dont 150 qui se mesurent les uns aux autres lors des compétitions. Alexandre Leboulager fait partie de l'équipe de France Élite, ce qui le classe de facto dans les six meilleurs Français.

Pas de quoi prendre la grosse tête pour autant. « Alexandre, c'est un type super humble, détaillent ses amis du club d'aviation. Il y a beaucoup de pilotes qui sont loin d'être à son niveau et qui se prennent pour des prix Nobel. Lui, il reste très simple. »

La semaine dernière, il a fait escale à l'aérodrome d'Alençon avec son CAP 232, un avion monoplace spécialement taillé pour la voltige, basé d'ordinaire à Dreux. Un passage qui a permis de montrer l'oiseau rare à ses collègues du club.

Pour les amateurs, la Formule 1 du ciel vaut le coup d'oeil. Ce monoplace capable de filer à 350 km/h coûte entre 200 000 et 300 000 € à l'achat, et consomme pour 300 € de l'heure en carburant. Alexandre Leboulanger loue cet avion pour les entraînements et les compétitions. Pour financer le coût de ce sport, il est aidé par le conseil général de l'Orne et la Région Basse-Normandie.

Cet été, il portera les couleurs de sa région au sein de plusieurs compétitions : championnat de France du 21 au 25 juin à Saint-Yan (Saône-et-Loire), coupe de France à Châteauroux-Villers (Indre) mi-juillet, et championnats d'Europe à Touzim, en Tchéquie, du 2 au 12 septembre. « Même s'il y a pas mal de concurrence, je suis plutôt optimiste pour cette saison ! »

 

Thierry SOULARD.
Ouest-France

(édition du mercredi 09 Juin 2010)

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